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1956-Vers-Saviez

SHIRLEY & LEE

Comme le public de prédilection du rock'n'roll est celui du monde adolescent, il est normal de trouver des teenagers parmi les premières vedettes du genre. Alors qu'ils fêtent leurs vingt ans en 1956, Shirley Goodman et Leonard Lee n'appartiennent plus tout à fait à cette catégorie, mais ceux que l'on a baptisé les "Sweethearts of the Blues" conservent sur disque un côté enfantin qui fait mouche dans les collèges et les lycées. Écoutez ce titre qui fit fureur à l'époque : I Feel Good .

JIM LOWE

Natif de Springfield, dans le Missouri, Jim Lowe s'intéresse depuis toujours à la chanson mais c'est en qualité d'animateur radio qu'il se fait connaitre. Il travaille d'ailleurs comme disc-jockey à New York lorsque Randy Wood l'invite à enregîstrer Close the Door sur son label Dot, en 1955. Les ventes de ce premier disque incitent Wood à renouveler l'expérience avec ce Green Door qui devient disque d'or à l'automne de l'année suivante. Ce titre sera d'ailleurs repris plusieurs fois, par un certain Shakin'Stevens, entre autre.

OTIS WILLIAMS & THE CHARMS

Originaires de Cincinnati, Otis Williams et ses Charms sont parmi les premiers à mettre au point une formule de quintette vocal qui connaît bientôt un succès universel sur les trottoirs des ghettos noirs sous le nom de " doo-wop ". Leur talent est si évident qu'ils n'ont guère de mal à convaincre la firme King de les prendre sous contrat. En 1954, le succès simultané sur les hit-parades pop et rhythm & blues de Hearts of Stone montre la voie à suivre. La consécration survient deux ans plus tard avec cet lvory Tower . Mais les Charms souffriront de la concurrence sur les hit-parades de deux chanteuses blanches qui interprètent le même titre, Gale Storm et Cathy Carr.

SONNY JAMES

Celui que l'on a surnommé le "gentleman sudiste" est une vedette montante de Nashville depuis la publication sur Capitole de Thats Me Without You, en 1953. Sous le parrainage du guitariste et producteur country Chet Atkins, "Sonny" James Loden va profiter de la vague du rock'n'roll pour chanter cette ballade, Young Love , co-écrite par un artiste RCA du nom de Ric Cartey. Selon l'habitude de l'époque, qui veut que l'on mette plusieurs fers sur le même feu, la chanson est également enregistrée par l'acteur Tab Hunter, et les deux versions vont se concurrencer pendant plusieurs semaines sur les hit-parades, à la tête des charts.

SANDFORD CLARK

Révélé par The Fool qui entre dans le Top Ten américain à la fin de l'été 1956, Sandford Clark est l'un des représentants les plus doués de la tradition Rockabilly. Le manque de chance l'aura toutefois privé d'un succès durable auquel son talent lui permettait d'accéder. Natif de Tulsa, en Oklahoma, Clark s'installe au début des années 50 en Arizona où il anime des bals locaux. Repéré par le guitariste AI Casey, il est présenté au disc-jockey Lee Hazlewood. En réunissant leurs économies, Clark et ses amis louent quelques heures de studio chez Floyd Ramsey à Phoenix (lieu mythique où le guitariste Duane Eddy fera ses propres débuts peu après), pour y enregistrer The Fool, une composition de la femme d'Hazlewood. L'ambiance très brute de cette séance, avec ses riffs de guitare qui font penser aux disques de Howlin'Wolf, séduit le public dès sa sortie sur le label MCI, attirant l'attention de la marque Dot. Dans la foulée, Clark part en tournée avec Gene Vincent et Carl Perkins. On parle même d'un rôle à Hollywood, mais rien ne se concrétise et le jeune chanteur finit par perdre patience. Par la suite, il s'engagera dans l'US Air Force avant de devenir croupier de casino, et il regrette aujourd'hui encore d'être passé aussi près de la gloire.

CHUCK BERRY

Depuis qu'il a été révélé par Maybellene, l'année précédente, Chuck Berry fait tout pour conforter sa position dans le peloton de tête des créateurs du rock'n'roll. Roll Over Beethoven lui assure définitivement une place de choix au début de 1956, en faisant connaître sa capacité à s'adresser aux adolescents. Son disque suivant ne dépassera toutefois pas les frontières de l'Amérique noire, sans doute parce qu'il s'intéresse surtout aux préoccupations des adultes. Il s'agit de Too Much Monkey Business , qui dresse la liste des problèmes que peuvent rencontrer, au quotidien, un père de famille, un pompiste, une fille amoureuse, un étudiant et un ancien combattant. Au passage, Berry en profite pour introduire dans la langue anglaise des néologismes comme " botheration " (ennuiements), qui donnent à sa chanson une allure plus originale encore.

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