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1957-Vers-Saviez

CHUCK BERRY

La force de Chuck Berry est de savoir mettre en avant, dans son répertoire, les préoccupations des collégiens d'Amérique. Déjà âgé de 31 ans, il appartient pourtant à une autre génération, mais il faut croire que le quotidien n'a guère changé dans les lycées depuis la guerre car cette chanson autobiographique, School Days , fait mouche dès sa sortie au printemps. Les bons comme les mauvais élèves apprécient tout particulièrement les ruptures de rythme qui symbolisent sur ce titre les changements de salle à l'interclasse.

BUDDY HOLLY

Trois mois seulement après avoir été révélés par That'Il Be The Day , Buddy Holly et ses Crickets reviennent sur le devant de la scène avec un nouveau tube qui dépasse à son tour le million d'exemplaires. Tout d'abord intitulée Cindy Lou, la chanson a été transformée en Peggy Sue en l'honneur de Peggy Sue Garrow, fiancée de Jerry Allison, le batteur du groupe. Pour la petite histoire, la propre compagne de Holly s'appelait en réalité Maria Elena.

RICKY NELSON

Dès l'année de sa révélation, 1957, Eric Hilliard Nelson ne totalise pas moins de sept best-sellers. Un record pour ce garçon de 17 ans qui est déjà une star de la radio et de la télévision et qui va bientôt faire des étincelles à l'écran, notamment dans Rio Bravo aux côtés de John Wayne. En attendant, cet adolescent aux allures sages fait craquer les filles de son âge qui ne comprennent décidément pas comment l'héroïne de cette chanson a pu poser un lapin (" Stood Up " en anglais) à leur idole préférée.

LARRY WILLIAMS

Originaire de La Nouvelle Orléans où il est né le 10 mai 1935, Larry Williams est avec Lloyd Price l'une des principales idoles des Beatles, qui ont repris plusieurs de ses chansons à leurs débuts. Avec le succès inattendu de Little Richard auprès du jeune public blanc, la marque Specialty décide de développer son catalogue rock en signant Williams en 1957. Celui-ci obtient un premier best-seller dès le début de l'été avec Short Fat Fannie avant de poursuivre sur sa lancée avec Bony Moronie qui lui vaut une quatorzième place dans les charts.

JERRY LEE LEWIS

La légende de cet étonnant pianiste, originaire de Louisiane, a débuté fort modestement par une froide journée de novembre 1956, à la porte du studio Sun de Sam Phillips à Memphis. Le maître des lieux est en vacances, mais l'un de ses acolytes propose à Lewis d'enregistrer une maquette que Sam découvre à son retour. "Je commençais à penser que la guitare avait fait son temps, et ce type qui jouait du piano comme Carl Perkins de la guitare m'a touché d'emblée", raconte Phillips. Avant la fin de l'année, Lewis est de retour au studio de 706 Union Avenue où il enregistre Crazy Arms. Le disque se vend honorablement et les tournées commencent. Un soir de février 1957, il met en boite une chanson de la chanteuse de blues Big Maybelle que Phillips hésite à publier car il la trouve trop ouvertement sexuelle. C'est précisément ce qui plait à la jeune Amérique lorsque Whole Lot Of Shakin'Going On sort peu après l'incroyable énergie qui se dégage de la version de Jerry Lee séduit d'ailleurs tous les publics. Classée numéro 1 sur les charts noirs, elle obtient une très belle troisième place dans le classement général des meilleures ventes, et la carrière du chanteur de Ferriday est définitivement lancée.

LITTLE RICHARD

Suite à son apparition dans le film Don't Knock The Rock, Little Richard est contacté pour participer à la plus grande aventure cinématographique du ro k'n'roll, The girl can't help it . Sous la direction de Frank Tashlin, habitué des comédies de Jerry Lewis, la pulpeuse Jayne Mansfield donne la réplique à Tom Ewell (le partenaire de Marilyn Monroe dans Sept ans de réflexion) dans un long métrage dont l'action se situe dans un night-club chic. Musicalement, l'affiche est tout aussi alléchante avec une suite de numéros interprétés par les Platters, Gene Vincent, Eddie Cochran, Fats Domino, et surtout Little Richard qui se réserve la part du lion en chantant trois compositions, dont la chanson-titre. Dans la foulée, il participe au tournage d'une autre production hollywoodienne, Mister Rock'n'Roll, qui le voit chanter deux titres enregistrés à Washington le 16 janvier 1957, Lucilie et Keep A Knockin' , bientôt en bonne place sur les charts. Pour la petite histoire, la version originale de Keep A Knockin ne durait que 57 secondes, et les ingénieurs du son ont dû la doubler à deux reprises pour obtenir une plage digne de ce nom

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